Critères de choix d’un procédé
Chaque procédé a ses avantages et ses inconvénients selon l’application, selon que l’on soude en atelier, ou en extérieur, selon l’accessibilité de la pièce, selon les possibilités d’utiliser ou non des robots …
Quand on choisit un procédé de soudage, il est nécessaire de prendre en compte un certain nombre de facteurs :
L’épaisseur du matériau à souder (ou notion d’épaisseur équivalente pour des assemblages en T).
La composition de l’acier : Les aciers ayant une faible valeur de carbone équivalent sont plus aisément soudables et nécessitent pas ou peu de préchauffage.
Le cahier des charges précisant les caractéristiques à garantir sur joint soudé : Quel est le niveau de qualité requis (résilience, dureté, compacité…).
Le lieu où la soudure doit être faite : les procédés GMAW* et FCAW* sous gaz, conviennent mieux à un environnement protégé en atelier (température ambiante, absence de courant d’air), tandis que le procédé SMAW et autres procédés sans gaz peuvent, plus facilement, être utilisés sur chantier.
L’accès au joint : Il est nécessaire de s’assurer que l’équipement de soudage, la torche ou la tête de soudage, peuvent être positionnés correctement.
La position de soudage (à plat, verticale, au plafond…) : Le procédé SAW ne convient pas pour du soudage vertical ou en position plafond, contrairement à d’autres procédés.
Le rendement du procédé : détermine la quantité de métal qui peut être industriellement déposée en une heure de travail. On favorise bien sûr les procédés à haut rendement quand cela est possible.
Il est donc nécessaire, avant de souder, de se poser toutes ces questions, et d’autres encore :
Y a-t-il des risques d’arrachement lamellaire ?
Quelles sont les tolérances géométriques à garantir sur la pièce finie (évaluer ce que seront les retraits engendrés par le soudage, souder symétriquement, préchauffer…)
S’agit-il d’un soudage répétitif ?
Si oui est-il robotisable ?
ETC …