Il n’existe pas de forme parasismique idéale et universelle. Mais on peut recenser certains principes de construction que devraient avoir à l’esprit les architectes, ingénieurs, promoteurs et urbanistes.
Des formes symétriques et simples
- Rester simple, utiliser le moins possible de structures et de configurations complexes.
- Concevoir des ouvrages symétriquement chargés, éviter les plans en L ou en T et les porte-à-faux.
- Eviter les plans de bâtiments longs et étroits
Une bonne répartition des charges entre éléments verticaux et horizontaux
- Répartir la résistance et la ductilité de manière uniforme et continue
- Prévoir des éléments horizontaux permettant la formation de rotules avant que celles-ci ne se forment dans les éléments verticaux
- Créer un système très hyperstatique (encastrement entre éléments verticaux et horizontaux) et vérifier en tout point l’application du principe de poteau fort et poutre faible. Ceci afin que les désordres structurels ne se produisent pas dans les éléments verticaux - ce qui pourrait entraîner l’effondrement de l’ouvrage - mais dans les éléments horizontaux.
Un soin particulier apporté aux zones d’intersection
- Faire très attention aux zones dites critiques de la structure. Ces zones, situées au voisinage des liens entre éléments verticaux et horizontaux, sont particulièrement exposées aux sollicitations sismiques.
Plus la structure a un comportement plastique, mieux elle résiste. D’où l’importance du choix des matériaux et du système de contreventement.
Les systèmes porteurs les plus sujets à des dommages sismiques sont les murs en maçonnerie et les ossatures en béton armé avec des remplissages en maçonnerie.